Accueil du site > LE GROUPE VTT > Souvenirs > Les Raids > Les Folies Malviennes 2007

Les Folies Malviennes 2007

Les 24H VTT par équipes à Mauves sur Loire raconté par…

Par Jean-Michel Peneau

Salut à tous et bravo aux sportifs de Mauves.

Bon je vous fais mon petit compte rendu de ma visite de samedi.

Je me suis d’abord positionné en bas de Mauves pour regarder, apres les premières averses defiler tous ces courageux qui couverts de boue peinaient contre un vent de face avant de traverser la voie ferrée.

Le premier sportif connu de moi fut JJ en tenue d’hiver , au mois de juin !!!, qui arrivait grimaçant dans l’effort, mais quelle classe, j’appris plus tard qu’il tenta une operation plongée sous marine sur l’ile de loire.

Peu de temps après j’aperçu notre dieu sherpa Alain , qui souffrait lui aussi face au vent, le commissaire qui assurait la sécurité me dit "drole son vélo y’a qu’un coté qui tient la roue".

Bon maitenant un petit tour au stand de départ pour recontrer le reste de la troupe, la femme de Lolo qui en revenait avec ses enfants m’indiqua qu’il fallait mieux mettre des bottes pour accéder.

En effet dans un environnement glissant je me rendis sur le point depart de la course ou Lolo, Loic, Alain, Manu chaussé de bottes et couvert de boue poussaient leurs vélos pour leur ronde infernale de ces 24 H de VTT.

Direction le camping pour voir comment sont organisées les bases stratégiques de nos équipes.

Petit rappel, 3 équipes contenaient des membres du club, dont une qui visait le podium majoritairement aux couleurs du club.

Quelle belle organisation, Camion, tentes, ravitaillement, matériel de réparation, planning des relais, de vrais pros nos gars.

Alain fatigué par ce premier relai est afféré a retirer des chausures neuves dont les crans encrassés ne veulent pas libérer les pieds. Vous le connaissez le gars Alain, sérieux concentré sur le nettoyage de sa machine unijambiste, il tourne la tête vers moi et prononce un seul mot : "GENIAL" avec un grand sourire.

Loic me fait visiter les lieux en vrai habitué du monde de la compétition il a organisé en pro le planning des relais ,les voitures pour dormir une tente pour se restaurer et le camion pour le matériel technique. En plus il m’offre une bière.

Pour l’instant l’equipe est 6° mais la joute ne fait que commencer.

Voila Patrick qui virvelote de la tente au camion à la recherche d’un peu d’eau, comme si il n’y en avait pas assez sous nos pieds.

Les vélos sont méconnaissables, tout couvert de boue, meme le beau vélo de Fabrice, je ne le reconnais pas.

Guy arrive il vient de terminer son relai et semble assez frais c’est un habitué de ce genre de challenge.

Un petit tour a la tente d’a coté dans l’equipe de JJ et de Jean Claude qui est en plein étirement, la aussi belle organisation ce n’est pas le podium qui est visé mais la participation a une folle aventure dans une ambiance chaleureuse et sportive.

Lolo et manu sont aussi dans le coin et se reposent quelques instants avant de repartir prendre les relais, je n’ai pas vue le nain grimpeur de leur équipe, c’est qui ? il se reconnaitra.

Bravo les gars ça donne envie , je redescends en compagnie d’Eric, venu reconnaitre le circuit, il est comissaire Dimanche, nous retournons en bas de Mauves et la nous rencontrons le conseillé technique du club , Jean Michel, qui nous gratifie de conseils dont il a le secret.

Nous voyons passer quelques fusées , JC, Fabrice, Lolo qui, la rage au coeur, tirent le maximum de leurs vélos dans la ligne droite qui longe la loire avant d’attaquer la coulée qui remonte vers le point de départ.

Du beau, tres beau spectacle que vous nous avez offert, je ne connais pas la fin de l’histoire, aux infos ils ne parlent que d’élections, mais c’est un bel exploit que vous avez accompli sans que la métèo ne vous favorise

Par Guy Stasse

Merci Jean Michel pour ton compte rendu … que dis je, ton reportage.

A mon tour, je viens livrer mes émotions de ces 22h des Folies Malviennes, tout particulièrement la partie nocturne que j’appréhendais un peu, de notre stratégie …

A partir de 20h30, les éclairages installés nous avions convenu lors de notre "réunion préparatoire" de rouler en binôme afin de nous octroyer chacun une part de sommeil dans la nuit, soit environ 2h30.

Vers minuit, je m’élance dans une nuit noire (pas de lune) encadré de lucioles, Manu de la 2ème équipe est là, pas très loin …

La tournée commence, c’est une sensation bizarre, un peu folle, le passage des roues qui surprend sans cesse, la surface du terrain que l’on devine sans en connaître vraiment les subtilités.

La première partie jusqu’aux premières vignes est comme depuis le début : collante et physique et presque plus rapide en courant (on s’économise !).

Ensuite sur le plateau, rien à signaler, les deux lampes torche me guident bien et cette partie n’est pas technique. Juste avant d’arriver à l’approche de la fameuse descente coup de cul, un spectateur m’indique de prendre le tracé à la gauche de la piste ; jack pot, ça accroche bien,… je saute dans une des 2 ou 3 principales ornières de cette descente, j’évite in extrémis la chute, je glisse, je redresse impec puis voici le dévers : à gauche, à droite, au mieux, bon ça passe, je relance un peu pour l’équilibre et puis c’est une suite infernale de successions de bosses et de racines glissantes et c’est génial (côté vitesse, on ne joue pas les fusées, sauf Loic n’est ce pas !).

A la fin de la descente, je franchis une bâche plastique et c’est le ruban bleu ; j’enclenche la bracasse sur une route où l’on a l’impression qu’un troupeau de tracteurs boueux est passé ; le virage à droite est à prendre avec doigté ; après le passage du tunnel sous la voie ferrée, on évite " la mare du jour" pour filer jusqu’au point de contrôle intermédiaire avec toujours de la bracasse. Je retrouve de nouveau les chemins boueux et scotchant qui usent le bonhomme ; puis de nouveau la plaque sans être à bloc le long de la Loire (magnifique levé de soleil le matin vers 5h) avant de re- traverser la voie ferrée.

La coulée est là devant moi, je bloque ma fourche et reste sur le 32 ; certains raidillons commencent à me faire mal et je décide de passer sur le 22 (ben oui !) pour en garder (on est seulement à mi-course). En haut de cette coulée, le petit mont qui t’achève ; à pied sans courrir, je récupére un peu et relance sur le reste de la bosse ; à ce moment là, j’entends la musique de la salsa mais faut pas croire c’est pas fini ; le petit bois (zone favorable à la triche pour certains concurrents, heureusement des marginaux) et surtout le retour sur la zone relais qui est vraiment une partie physique à costauds ; je cours plus que je ne roule et j’arrive pas tip top mais en plus de 28 minutes…

Enfin une bonne ambiance dans les équipes, pas de pépin, GENIAL comme dirait Alain.

Par Alain Daguin

Fini, SNIFF,SNIFF….

Un super W.E.

Pour mon compte, je retiendrai surtout l’esprit VTT, rouler sans se prendre la tête, malgré les conditions quelque soit le niveau, bon ou mauvais

Merci à toute l’équipe et nos SUPERS supporters

Jean Jacques tu peux récuperer ta toile de tente, elle est sèche.

Par Loïc Cesbron

Quoi rajouter à tous ça ???

Difficile de mettre sur papier les sensations extraordinaires des relais nocturnes, je vais essayer de vous faire partager les miennes : 2 plombe du mat , mon corps c’est un peut reposé mais mon cerveau lui est resté sur la position ON.

J’émerge de ma caisse , il fait frais, et maintenant il faut y aller car notre jeunot ( David ) vient de s’élancer sur son premier tour et je m’en voudrais de devoir lui infliger un second tour dans la foulée.

Quand j’arrive à l’aire du passage de relais l’atmosphère est surréaliste ont se croirait un soir d’élection ou les résultats font sourire ou grimacer selon les tendances.

Pour nous c’est plutôt la banane, nous sommes tous au max et ne connaissons aucun problème (notre petite run de préparation porte ses fruits).

Je tremblote en attendant mon heure et n’ayant aucun repaire de VTT la nuit je me suis promis d’être très prudent.

J’entend soudain une voix connue qui crie Loïc , je fait un signe pour indiquer l’emplacement oû je me trouve , le témoin m’arrive sous le cuissard et c’est parti…

Le souffle s’accélère,les cuisses chauffent déjà et puis la petite montée , le gauche, le bourbier dans la vigne,le petit chemin, la route,le bas coté, la prairie, le passage en dévers et puis GAZ !!!! je me rends compte que j’ai du faire au moins 10 fois le circuit lors de mon break ( dans mon break ! ) , tout devient automatique il n’y a qu’une seule chose à faire , appuyer sur les pédales pour rendre la précieux témoin à David qui ne doit pas trop refroidir.

La montée du Val Manteau ce fait avec une chouette à l’éclairage surpuissant comme poisson pilote et déjà ont bascule en haut pour la dernière difficulté dans le sous bois. A mon tour je crie David , il est la, je lui tends le témoin, je vois sa loupiotte rouge qui file dans la nuit, je respire à fond et reviens sur terre.

Dans 25 minutes je remets ça, quel pieds !!!!

C’est promis je remets ça en 2008.